Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Salaires et conditions de travail


Les recettes de la station de pilotage varient selon le nombre d'opérations effectuées et le tonnage des navires opérés. Les rémunérations des pilotes sont mises en commun et le règlement local détermine les conditions de partage entre les pilotes. Leurs salaires sont généralement supérieurs à ceux de la majorité des commandants (capitaines).

Contrairement à un navire qui subit un arrêt technique annuel, une station de pilotage est toujours active. Les pilotes organisent donc un service permettant une disponibilité totale, 365 jours par an et 24 heures sur 24.

Quelles que soient l'intensité du trafic et les conditions météorologiques locales, le pilotage est exigeant physiquement et techniquement. Le pilote est transporté du port au navire à servir et inversement par pilotine, voire en hélicoptère, appartenant à la sation de pilotage.

Le pilotage est un service public organisé par l'État. L'originalité de ce régime tient au fait que « la station de pilotage », organisme de droit public, est gérée par un organisme de droit privé, « le syndicat professionnel des pilotes de la station ».

Le pilote se trouve ainsi :

  • armateur de ses pilotines,
  • propriétaire de son entreprise à parts égales avec ses collègues,
  • salarié de sa station de pilotage,
  • marin lui-même,
  • officier commissionné par le ministre chargé des transports et de la mer pour assurer une mission de service public.

Le statut de pilote est donc à la fois le plus polyvalent mais aussi le plus réglementé qui soit.