Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Aller au bout de ses rêves ...

« Si c'était à refaire, je le recommencerais. J'ai entamé ma carrière parce que j'habite un beau pays où il y a beaucoup de monde qui navigue et où c'est un métier comme un autre. C'est un métier qui demande de l'indépendance. Mais il offre l'originalité, l'absence de routine contrairement à ce qui se passe souvent à terre, la variété, le dépaysement, même s'il peut demander une certaine abnégation quand on est plus jeune car il y a peu de temps aux escales, mais on a par ailleurs la confiance qui nous est accordée. Moi je prends ça pour de la liberté. Il y a à bord une solidarité qui n'existe pas à terre, entre des équipages même de nationalités différentes ; l'équipage forme un tout humain où les plus forts et les plus compétents entraînent les plus faibles pour respecter les impératifs du navire. Il se forme une communauté naturelle où les différences sont émoussées. Le mauvais temps, l'avarie, ça fait partie de la vie, de l'apprentissage. En ce qui me concerne, naviguer pour moi c'était, un jour ou l'autre, être commandant. Il faut faire à sa tête, quand on a des choix à faire, il ne faut pas hésiter, il faut foncer ».

Hervé, commandant