Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Témoignage

« J'ai toujours eu un métier lié à la mer et aux productions marines. C'est un métier dur. Alors, il faut de la passion, il faut aimer la mer. En période estivale, on a tendance à penser qu'on est en vacances. Mais on ne doit pas oublier les périodes hivernales qui sont plutôt longues ».

Philippe, chef d'exploitation de cultures marines

Véritable chef d'entreprise, le chef d’exploitation de cultures marines s’occupe de l’implantation, de l'organisation et de la gestion des installations, ainsi que de la stratégie de l’entreprise. Il peut avoir différents statuts juridiques : exploitant individuel, gérant, associé ou salarié.

Voir le témoignage de Alain Chevalier : mytiliculteur


Activités

Entre les aspects biologiques et la gestion de l'entreprise, les activités du chef d'une exploitation de cultures marines sont variées :

  • organisation et réalisation des opérations techniques nécessaires à l'obtention des produits d'élevage (biologie et zootechnie) ;
  • identification et analyse des caractéristiques des milieux d’élevage (écologie marine littorale) ;
  • définition de la stratégie et de la conduite de l’entreprise (commercialisation, communication) ;
  • gestion du personnel, des moyens de production et de la comptabilité financière ;
  • organisation de la mise en marché et de la commercialisation des produits.

Les activités varient en fonction des espèces cultivées :

  • espèces conchylicoles : huîtres, moules et autres espèces de coquillages ;
  • poissons marins d'élevage : truites de mer, bars, daurades, turbots, saumons,
  • crustacés marins d'élevage : crevettes pénéides (majoritairement),

  • algues marines : algues (undaria pinnatifida).


Qualités requises

Responsable de son entreprise, le chef d'exploitation doit être un bon « commercial » et un bon stratège qui doit savoir communiquer pour promouvoir et vendre ses produits.

Afin d'assurer le développement durable des parcelles exploitées sur le littoral et la qualité de sa production, le chef d'exploitation doit aussi être très attentif à la protection de l'environnement.


Salaires et conditions de travail

Les salaires peuvent varier en fonction de différents critères.

Les revenus varient en fonction de différents facteurs (taille de l'exploitation, type de production) ce qui explique qu'un chef d'exploitation peut percevoir une rémunération pouvant aller du SMIC jusqu'à 4 ou 5 fois le SMIC.

Les conditions de travail sont parfois physiquement difficiles et varient en fonction de différents facteurs.

Le travail se fait dans une entreprise conchylicole (écloserie, nurserie, ferme, chantier, parc, coopérative, etc.), soit en milieu marin, soit à terre en bassins naturels ou encore en milieu intégralement contrôlé.

Le travail dans une exploitation est très physique et les horaires varient en fonction du cycle biologique des espèces cultivées et des demandes des consommateurs. Le rythme de travail est lent et minutieux : comptez en général deux à trois ans entre les travaux de captage et la vente des coquillages.

 

Voir le site du comité national de la conchyliculture


Formation et carrière

Suivre une formation favorise l'installation des futurs exploitants

Le BAC pro Cultures marines (3 années scolaires + 20 semaines de formation en entreprise) est nécessaire pour s’installer dans les meilleures conditions. Muni de ce diplôme, il sera plus facile de devenir chef d'exploitation mais aussi de percevoir les aides financières de l'État en vue de l'acquisition d’une parcelle sur le DPM (domaine public maritime).

Toutefois, un BEP maritime de cultures marines ou un CAP maritime de conchyliculture associés à une bonne expérience professionnelle peuvent suffire pour devenir responsable d’une petite entreprise. Toutes ces formations initiales sont dispensées dans les lycées professionnels maritimes (LPM).

Un fort renouvellement des chefs d'exploitation est attendu dans les années à venir

Le futur chef d'exploitation, exerce d'abord comme salarié les fonctions suivantes :

  • d'adjoint du chef d'exploitation (entreprise de petite taille) ;
  • de responsable technique d'une unité de production (moyenne ou une grande entreprise).

Il peut aussi travailler comme responsable technique et commercial d'une unité de mise en marché.

Après avoir travaillé comme associé (au sein d'une structure sociétaire familiale ou non) ou exploitant individuel, il peut exercer les fonctions de :

  • responsable technique et financier (gérant) ;
  • chef d'exploitation, en prenant une participation ou en reprenant une entreprise, ou en créant une entreprise de type artisanal.