Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Conditions de vie et de travail.

Situations variées, absence de routine, travail en équipe, aléas météorologiques : les marins à la pêche sont habitués à faire face à l’imprévu avec les « moyens du bord » grâce à la cohésion et à la complémentarité de l'équipage. A bord, chacun est un maillon essentiel de l'efficacité et de la sécurité de tous. Malgré des conditions parfois difficiles, les qualités humaines dont ils font preuve leur permettent d'exercer leur métier avec passion et professionnalisme.

Un travail en équipe

Un navire de pêche comprend en général un équipage et un encadrement qui se répartissent les tâches du pont et de la machine en fonction de la taille du navire et du type de pêche. Le travail se fait en équipe. Ainsi sur beaucoup de navires, chacun, quelle que soit sa fonction à bord, participe à la capture du poisson.

L'équipage est chargé de l'exécution des tâches concernant :

  • la conduite du navire : quart à la passerelle (veille), manoeuvre à la mer et au port, conduite d'une embarcation, préparation des repas, etc.
  • le traitement des captures : tri, préparation, éviscérage, filetage, conditionnement, stockage, glaçage, salage, manutention ;
  • la pêche : détection des captures, surveillance des opérations, préparation, mise à l'eau et relève des engins de pêche, chargement et déchargement du navire au port, etc. ;
  • le service de la machine : entretien, montage, nettoyage, rangement et réparation des engins de pêche, des moteurs, des pompes et autres appareils du bord, entretien général du navire, ramendage des filets, etc.

L'encadrement est composé d'officier(s) et de chef(s) d’équipe :

officiers et boscos organisent et encadrent la conduite du navire et de la machine, la capture et le traitement du poisson, les manoeuvres, etc.

Le patron de pêche est le capitaine du navire :

responsable de l'expédition de pêche, il a toutes les responsabilités : de la pêche, de la sécurité, de la navigation, de l'équipage, etc.. Quand il est propriétaire embarqué, il assure également la gestion économique et financière de son entreprise.

Une activité exigente physiquement.

Les mouvements du navire, les conditions matérielles (bruit, espace, etc.), la répétition des efforts, le rythme de travail font de la pêche une activité physiquement exigente que les aléas de la production et la météo peuvent rendre difficile, voire pénible.

La durée du temps de travail des marins-pêcheurs est réglementée : elle est comptée en nombre de jours (sauf pour les repos qui sont comptés en heures) et ne doit pas, sauf dérogation, dépasser 225 jours par an. L'alternance travail en mer/congé à terre dépend de la durée des sorties de pêche, limitée par le genre de navigation du navire.

Avant d'entrer en formation, il faut passer obligatoirement une visite d'aptitude physique auprès d'un médecin des gens de mer.

Des métiers de plus en plus qualifiés.

Parallèlement à la diminution de leur nombre, de leur taille et de leur puissance, destinée à préserver les stocks de poissons, les navires de pêche font l'objet de progrès technologiques constants. Ainsi l'évolution des équipements, notamment électroniques et frigorifiques, et les performances des engins de pêche ont permis d'améliorer la productivité, la sécurité au travail et la qualité des produits.

Ces progrès demandent aux marins-pêcheurs de devenir des techniciens de plus en plus qualifiés en même temps que des gestionnaires de la ressource.

A bord des navires de pêche, on trouve les métiers suivants : matelot, mécanicien, patron de pêche, chef mécanicien à la pêche, capitaine de pêche.

La formation continue permet au marin d'acquérir les connaissances techniques, biologiques et économiques nécessaires pour progresser dans sa carrière, s'orienter vers le commerce maritime, la grande plaisance, ou bien dans un secteur à terre où ses compétences de navigant sont appréciées.

Des conditions diversifiées.

La pêche donne lieu à une grande diversité d'activités marquées par :

  • la durée des sorties en mer (de 24h à 90 jours) qui dépend du genre de navigation : petite pêche, pêche côtière, pêche au large ou grande pêche (voir ci-dessous les types de pêche) ;
  • la technique de pêche : chalut, senne, filet, ligne, casier, etc. (voir ci-dessous les techniques de pêche) ;
  • la zone de pêche : en vue des côtes de France ou au grand large dans l'Atlantique Nord ou l'océan Indien ;
  • les espèces pêchées : poissons de fond, poissons migrateurs, etc. (voir ci-dessous les types d'espèces) ;
  • la production visée (pêche fraîche ou congelée, poissons entiers ou en filets, vente au détail ou pour l'industrie de transformation, etc.) ;
  • la taille du navire : des barques de quelques mètres naviguant en vue des côtes jusqu'aux thoniers ou palangriers congélateurs de plus de 70 mètres en campagne lointaine pendant plusieurs mois.

Des salaires attrayants

A qualification équivalente, le système de rémunération à la part offre en moyenne des salaires supérieurs à ceux des métiers terrestres : le chiffre d'affaires de chaque sortie en mer, rapporté par la vente du poisson capturé, est partagé entre l'équipage, le capitaine et le propriétaire du navire selon un pourcentage fixé par le contrat de travail. Ainsi le salaire de chacun dépend de la fonction exercée, du type de pêche, de la taille du navire et des espèces pêchées, mais aussi de la météo et du prix du carburant.

Avec des effectifs en diminution, mais des carrières traditionnellement longues qui ont tendance aujourd'hui à se raccourcir, le secteur connaît une constante augmentation des entrées dans la profession.

La formation professionnelle maritime

Initiale ou continue, elle règle l'accès à l'emploi et le déroulement des carrières. Elle prépare aussi bien aux fonctions du service du "pont", qui a en charge la navigation et la conduite du navire, qu'à celles du service de la "machine", qui s'occupe des moteurs, des pompes, des engins de pêche, de l'électronique, des installations frigorifiques, etc.

Une solide formation professionnelle maritime initiale (du CAP au Bac pro) facilite l'insertion et la progression dans un secteur qui a de tous temps favorisé la promotion sociale. Elle est également un atout pour se reconvertir après une carrière de marin. On peut aussi entrer dans la profession par la formation continue comme matelot et pouvoir rapidement commander un petit navire de pêche.

Les filières et les passerelles de la formation continue permettent au marin d'orienter sa carrière en commandant des navires de pêche de plus en plus importants, en s'installant à son compte comme patron de pêche ou en allant naviguer sur des navires de commerce ou de plaisance professionnelle.

Les formations initiales et continues sont dispensées dans les 12 lycées professionnels maritimes, ainsi que dans une vingtaine de centres de formation agréés. Ces établissements sont répartis sur l'ensemble du littoral français, y compris dans les DOM.

La formation continue et la formation en alternance des professionnels de la pêche, de la conchyliculture et des élevages marins sont financées par le Fonds d'assurance formation de la pêche et des cultures marines (FAF PCM).

A découvrir : les métiers de la pêche
Choisir une formation de marin à la pêche au pont ou à la machine.

En savoir plus sur le recrutement et la formation dans les entreprises de pêche (FAF PCM - 2008).

Information
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